Le maître du temps : Pierre Boulez dirige « Mémoriale »


Installation vidéographique (2011)
Musique de Pierre Boulez, Mémoriale (1985) pour flûte et huit instruments
Acquise en 2016 par la Cité de la musique - Philharmonie de Paris
Ensemble intercontemporain
Guillaume Brault chef opérateur
Thierry Maury monteur
Frédéric Prin ingénieur du son
Production Le Fresnoy / Studio National des Arts contemporains

Du dimanche 19 mars au dimanche 18 juin 2017
rue musicale - cité de la musique
Inauguration samedi 18 mars à 18h30
 

Photo Nicolas Fussler

 
 

Avec cette installation, Robert Cahen, pionnier de l’art vidéo, nous propose de partager une expérience inédite de lecture de la musique à travers la gestuelle d’un chef d’orchestre, Pierre Boulez.


Pierre Boulez dirige ici son oeuvre Mémoriale, composée en 1985 et dédiée à la mémoire de Lawrence Beauregard, flûtiste de l’Ensemble intercontemporain. Cette élégie consacre le souvenir de celui qui, selon les mots du maître, offrait le « modèle de ce que devrait être, idéalement, tout musicien du futur ».
Filmé en pied, de face et de dos, Pierre Boulez se présente seul au regard. Aucune image des neuf musiciens de l’Ensemble ne vient troubler cette solitude. Sa gestuelle façonne et rythme le discours musical, son évolution et son extinction. Elle guide par sa précision l’écoute du spectateur.
Robert Cahen tente ici de rendre lisible le langage musical de Pierre Boulez. Ce travail souhaite rendre hommage au compositeur et au chef d’orchestre.

 
 

L’hommage - au coeur de la philharmonie de paris

En dédiant sa Rue musicale à l’installation vidéo Le Maître du temps : Pierre Boulez dirige « Mémoriale », la Philharmonie de Paris veut rendre hommage à la personnalité musicale à l’origine de la naissance du nouveau modèle de création et de transmission qui s’est érigé sur le site de la Villette.
Compositeur reconnu mondialement dès les années 1950, chef d’orchestre appelé à diriger toutes les grandes phalanges internationales à partir des années 1960, théoricien et pédagogue engagé dans la transmission des savoirs et l’éducation artistique, Pierre Boulez est en effet une personnalité unique dans l’histoire des arts aux XXe et XXIe siècles.
Il s’est investi tôt dans la réflexion sur la place et le rôle de la musique dans la société, tout d’abord à travers les enjeux de la création contemporaine, en fondant successivement la société des concerts du Domaine musical (1954-1973), l’Institut de recherche et de coordination acoustique / musique (1969) et l’Ensemble intercontemporain (1976). Au début des années 1980, après avoir apporté son soutien au projet de l’Opéra Bastille, il prend une part active dans l’élaboration de la Cité de la musique (1995), avant de donner l’impulsion initiale de la Philharmonie de Paris. Dès 1999, il formulait ce jugement visionnaire : « Puisqu’on a créé l’appellation Cité de la musique, autant la justifier dans les faits, ce qui constituerait d’ailleurs un véritable modèle. (…) Activités pédagogiques à plusieurs niveaux, souci d’initiation à la nouveauté, agrandissement des espaces d’accueil, création d’un lien permanent avec le public potentiel : telles sont partout les préoccupations majeures pour que la vie musicale s’adapte à la société d’aujourd’hui. »
Le 14 janvier 2015, la Philharmonie de Paris conçue par l’architecte Jean Nouvel voit le jour. Le 26 octobre 2016, sa salle de 2 400 places est dénommée « Grande salle Pierre Boulez ». Lors de la cérémonie officielle marquant cet évènement, Robert Cahen a accepté de revisiter son installation vidéo Le Maître du temps : Pierre Boulez dirige « Mémoriale » en l’adaptant au contexte de cet espace de concert.

Les concerts - l’ensemble intercontemporain fête ses 40 ans

L’installation de l’oeuvre de Robert Cahen dans la Rue musicale sera inaugurée au cours d’un week-end dédié à l’Ensemble intercontemporain qui fête ses quarante ans tout en rendant hommage à son fondateur, Pierre Boulez, disparu en janvier 2016.

 
 

VENDREDI 17 MARS, 19H30

« À livres ouverts »
Salle des concerts – Cité de la musique
Dans l’esprit d’une grande « réunion de famille », c’est l’histoire de l’Ensemble intercontemporain que raconte ce concert-événement, en quatre livres que les musiciens ouvrent pour chacune des décennies de leur histoire. Avec films projetés, invités surprises, ainsi qu’une grande pause permettant au public de discuter d’une manière détendue et conviviale avec les compositeurs invités et les musiciens de l’Ensemble.
Ensemble intercontemporain
Matthias Pintscher, direction
Livre I (1977-1987)
OEuvres de Luciano Berio, Iannis Xenakis, Franco Donatoni,
Pierre Boulez, György Kurtág, György Ligeti, Gérard Grisey
Livre 2 (1987-1997)
OEuvres de George Benjamin, Harrison Birtwistle, Elliott Carter, Marc-André Dalbavie, Pascal Dusapin, Ivan Fedele
et Wolfgang Rihm
Livre 3 (1997-2007)
OEuvres de Unsuk Chin, Jonathan Harvey, Philippe Hurel,
Philippe Manoury et Yan Maresz
Livre 4 (2007-2017)
OEuvres de Péter Eötvös, Michael Jarrell, Bruno Mantovani, Matthias Pintscher et Yann Robin

 

SAMEDI 18 MARS, 20H30

« Hommage à Pierre Boulez »
Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie
Pierre Boulez a toujours pensé les programmes de ses concerts en inscrivant les oeuvres récentes dans une tradition de la modernité qui remonte à la seconde école de Vienne. Pour cet hommage au compositeur disparu en janvier 2016, ce sont ses moments favoris chez Schönberg et Webern qui introduisent sur Incises, une partition de 1998 dans laquelle, comme il aimait à le faire, il commente ses Incises pour piano de 1994.
Ensemble intercontemporain
Matthias Pintscher direction
Yeree Suh soprano
Arnold Schönberg
Symphonie de chambre n° 1
Anton Webern
Drei Orchesterlieder, opus posthume
Deux Lieder, opus 8, pour soprano et ensemble
Cinq Lieder spirituels, opus 15, pour soprano et ensemble
Concerto opus 24, pour 9 instruments
Trois Lieder, opus 18, pour soprano, clarinette et guitare
Trois Textes populaires, opus 17, pour voix, violon, clarinette
Cinq Pièces, opus 10
Pierre Boulez
Sur Incises, pour trois pianos, trois harpes et trois percussions/claviers

 
CONTACTS PRESSE

Philippe Provensal
pprovensal@philharmoniedeparis.fr
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CITÉ DE LA MUSIQUE - PHILHARMONIE DE PARIS
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221, AVENUE JEAN-JAURÈS F-75019 PARIS PORTE DE PANTIN
PHILHARMONIEDEPARIS.FR

 

 

KEN NAKAHASHI

N'SYNCH 2 - FRAIL ARMOR

SUJI

 

SUJI
Exhibiting Artists
Erik Swars
N’SYNCH #2: Frail Armor
Videos by Robert Cahen and Mihai Grecu
Erik Swars “suji”
 

A series of video and media art programs at KEN NAKAHASHI, curated and presented by Stephen Sarrazin.

KEN NAKAHASHI has conceived exhibitions by artists working with painting, photography, sculpture. The space is about the synergy among ideas and mediums which engage in a dialogue between the works and with the audience. A dialogue about concept, theme and technique.

Video and media art also take part in this discussion. The gallery will host a series of screenings that will connect with the theme of the exhibition.

“suji”, the third solo exhibition by Erik Swars has been held from February and will stay on show until March 17, 2017 at KEN NAKAHASHI. Swars is a manipulator of dynamic, semi-abstract paintings with concepts of “the past, present, and future self”, “the relationship between the authority of State and government and individuals,” or “the connection between nature and humanity.”

On February 26, during Swars’ exhibition, Stephen Sarrazin will be showing videos by two major figures: French artist Robert Cahen and Mihai Grecu from Romania.

Robert Cahen is a pioneer of video art in France, who studied with Pierre Schaeffer. His videos are explorations of time and how it moves, across the globe through different cultural expressions. His work is also notable for his collaborations with composers ranging from Michel Chion to Pierre Boulez. “L’Etreinte” (2003, 8min.) and “Parcelles de Ciel” (1987, 18 min.) will be shown.

Mihai Grecu, from Romania, studied in France at Le Fresnoy film and media art national school. Grecu also travels, in search of images that have not been captured yet. These are in turn confronted with his use of digital technology to achieve decay, distress and dystopia.

Three full videos will be shown: “Iridium” (2006, 4min.), “Coagulate” (2008, 8 min.) and “centipede sun” (2011, 8min.)


DETAILS
Title: N’SYNCH #2: Frail Armor Period: 2017.02.26 (Sun) Hours: 1st screening 17:30 - 18:30 / 2nd screening 19:00 - 20:00 Venue: KEN NAKAHASHI (5F, No.2 Shinjuku Bldg., 3-1-32, Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo 160-0022 Japan)


© 2014 — 2017 KEN NAKAHASHI E-Mail

The Ken Nakahashi Gallery was founded in March 2014 as Matchbaco and is located in Shinjuku, Tokyo. It aims to promote international contemporary art, with a focus on innovate artists in the fields of painting; installations; and photography.

Totem, vibrations chamaniques

Installation vidéo de Robert Cahen dans le hall de la Fonderie à Mulhouse
Une initiative de Mulhouse Art Contemporain, en partenariat avec La Kunsthalle.
 

Images : Robert Cahen
Musique et sons : Marie-Hélène Bernard
Effets spéciaux et montage : Thierry Maury
Production Pixea Studio 2016
 
Du 14 mars au 01 avril 2017
Hall de la Fonderie
Vernissage-rencontre : mardi 14 mars à 18h00
 

Mulhouse Art Contemporain présente, dans le cadre du week-end de l’art contemporain, une œuvre de l’artiste vidéoRobert Cahen. L’association poursuit en cela son objectif principal qui consiste à faire partager à tous les publics la découverte des expressions multiples de l’art contemporain, dont la vidéo est devenue, ces dernières décennies, un des modes majeurs. Dans cette discipline, il apparaît pertinent d’offrir à Robert Cahen, l’un des représentants majeurs y compris au plan international, de cette écriture créative, une visibilité dans sa propre ville. Le choix du lieu, la Fonderie, la collaboration avec La Kunsthalle, l’intégration de cette proposition au week-end de l’art contemporain, illustrent cette volonté de diffusion et de promotion de l’art contemporain dans l’espace public mulhousien.

Les images tournées en Corée par Robert Cahense veulent un regard original et personnel sur les femmes chamanes filmées et les paysages coréens traversés.  Entrent en résonance avec  ces  images,  les paysages sonores captés en Corée et les musiques  composées par Marie-Hélène Bernard, l'ensemble  nous transportant dans "un autre  voyage" où  nos repères vacillent,  agités par  un rituel chamanique, entre réel et fantastique, gravité et gaieté, tension et détente…

Esprits diaboliques, si vous voulez me prendre, Faites-le sans vous moquer !
Qu’ai-je donc fait de mal ?

Extrait d’un texte coréen de rituel chamanique
 

Exposition 7 visions au Frac/Alsace

Monument : exposition du 8 octobre au 4 décembre 2017, oeuvres de la collection Frac/Alsace

7 visions de Robert Cahen

Meilleures pensées de l'été austral